Mararia

MARARIA

Dans un village considéré comme maudit d'une île des Canaries, un voyageur recueille les récits des hommes qui, associés les uns aux autres, composent une légende, celle de Mararia.

Mararia, sorcière ou déesse, qui fascine les hommes par sa beauté. Chacun l'a convoitée en son temps, avant qu'elle ne devienne la vieille femme ombre fuyante que le narrateur croise. Le portrait de Mararia est dressé en creux, par les récits croisés des hommes qui l'ont désirée, des récits que l'on devine faussés par la frustration, la jalousie, l'amertume. Mararia, héroïne tragique dans cette société masculine, traverse, muette, les récits de tous ces hommes qui ont préféré détruire ce qui était beau, mais pas à eux. Mararia est un roman qui nous ébranle entièrement mais qui est fait de presque rien : un bout de terre dans l'océan, quelques hommes, un bossu, un cabaretier, un marin, une femme qu'on évoque par son surnom, Mararia, des sentiments primitifs, la colère, l'orgueil, la jalousie, l'amour et la tristesse.