Deci Delà

Ça se passe chez nous

  • Balade à Pamiers

    On ne voit pas très bien sur mes photos de piètre qualité mais j'ai photographié un coin de Pamiers où était inscrit le nom des plantes habituellement considérées comme indésirables, celles qui s'imposent sur les murs ou les coins de trottoir des villes. Quand j'ai vu ça je me suis dit "c'est génial !", puis je me suis demandé pourquoi c'était génial. Parce que c'est poétique ?

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  • L'écologie du livre

    Excellent dossier de la revue S!lence sur l'écologie du livre

    https://www.revuesilence.net/

    Certes, l'industrie du livre est très peu écologique et à toutes les étapes de la chaîne du livre, il y aurait des changements de comportement à adopter d'urgence. Mais, comme nous l'indique un encadré, relativisons !

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  • La poésie intime d'Abdellatif Laabi

    Abdellatif Laabi est un poète marocain dont l'oeuvre simple et profonde est très charmante et donne envie de parcourir les chemins de traverses où le langage poétique nous guide. Piochons :

    "J'ai cru par l'esprit / me libérer de mes prisons / Mais l'esprit lui-même / est une prison / J'ai essayé d'en repousser les parois / J'essaie toujours"
     

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  • La liberté

     SECOND BAPTEME

    De pauvres mots baptisés dans l'amertume et les larmes, / prennent leur essor et s'envolent -des oiseaux qui pépient,

    Et celui-là le mot clandestin - le mot de liberté, / au lieu de son essor, il prend les armes et fend les airs.

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  • Pinar Selek

    “Je resterai jusqu’à la fin de ma vie, une militante de la poésie”
    Pinar Selek, L'insolente.

    Le 4 juillet, Pinar Selek nous a fait l’immense plaisir de répondre à notre invitation en Ariège.

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  • Hommage à Luis Sepulveda

    Nous sommes attristées comme des millions de lecteurs-lectrices par la mort de l'auteur chilien Luis Sepulveda, emporté par le coronavirus.

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  • Restons sceptique, avec Normand Baillargeon

    Quatre hommes visitent l'Australie pour la première fois. En voyageant par train, ils aperçoivent le profil d'un mouton noir qui broute.

    Le premier homme en conclut que les moutons australiens sont noirs.

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  • Prenons de l'avance, avec Marcus Malte

    Le roman "Aires" de Marcus Malte s'ouvre sur un préambule rédigé par un être (humain ?) du futur qui s'intéresse comme historien à notre société actuelle, et la décrit à ceux qui vivent en son temps. Le langage du futur qu'a créé l'auteur est très ingénieux, et ses réflexions assez savoureuses... Extrait :

    " C'était l'ère de l'individu. L'égoprime au paroxysme. Moi exclusif. Unité centrale. Un+un+un+un... qui jamais ne font somme. Les hommes toujours au singulier. Chacun farouche gardien de sa propre prison (single cell, cingle cell, ils chantaient !) Chaque partie se prenant pour le tout, et le tout pris pour entité négligeable.

     

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  • Double langage avec Esope

    Xanthus [son maître] lui commanda (à Esope] ce qu'il y aurait de meilleur. Il n'acheta que des langues : l'entrée, le second, l'entremets, tout ne fut que langues. Et qu'y a-t-il de meilleur que la langue ? reprit Esope : c'est le lien de la vie civile, la clef des sciences, l'organe de la vérité et de la raison. Eh bien, dit Xanthus, achète-moi demin ce qui est de pire. Le lendemain, Esope ne fit que servir le même mets, disant que la langue est la pire des choses qui soit au monde : "C'est la mère de tous les débats... la source des divisions et des guerres ..."

    La Fontaine, Vie d'Esope, cité par Norman Baillargeon dans le Petit cours d'autodéfense intellectuelle

  • En cage avec Apollinaire

    III

    Dans une fosse comme un ours
    Chaque matin je me promène
    Tournons tournons tournons toujours
    Le ciel est bleu comme une chaîne
    Dans une fosse comme un ours
    Chaque matin je me promène

    Dans la cellule d’à côté
    On y fait couler la fontaine
    Avec les clefs qu’il fait tinter
    Que le geôlier aille et revienne
    Dans la cellule d’à côté
    On y fait couler la fontaine

    Pour l'intégralité du poème, "lire la suite"

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  • Gardons le rythme, avec Nasr Eddin

    Le père de Nasr Eddin dit un jour à son fils, qui était encore jeune :

    -Tu devrais te lever de bonne heure, mon fils.

    -Et pourquoi, père ?

    -Parce que c'est une très bonne habitude. Un jour où je m'étais levé à l'aube, j'ai trouvé un sac d'or sur le chemin.

    - Il avait peut-être été perdu la veille au soir ?

    -Non, non, dit le père. Il n'était pas là, la veille au soir. Sinon, je l'aurais remarqué en rentrant.

    -Alors, dit Nasr Eddin, l'homme qui a perdu son or s'était levé encore plus tôt que toi. Tu vois que ce n'est pas bon pour tout le monde, de se lever tôt.

    (Raconté par J-C Carrière dans le Cercle des menteurs)

  • Ce n'est pas parce qu'il n'y a plus de bac qu'il n'y a plus de philosophie !

    Un conte philosophique raconté par Jean-Claude Carrière dans "le Cercle des menteurs".

    "Un homme pauvre - raconte une histoire berbère - se prit de querelle avec un homme riche, qui le gifla. L'affaire fut amenée devant le cadi ( = juge musulman ), qui écouta les deux plaignants et décida que l'homme riche donnerait à l'homme pauvre, qu'il avait giflé, un bol de mil.

    Alors l'homme pauvre se retourna vers le cadi et le gifla très vigoureusement.

    - Qu'est-ce qui te prend ? demanda le cadi.

    - Oh, ce n'est rien, dit l'homme pauvre. Juste une envie. Quand on apportera le bol de mil, prenez-le pour vous. Moi je m'en vais."